Implants intraoculaires monofocaux

Public objectif

Les implants monofocaux sont idéaux pour les patients qui ont besoin d’une vision parfaite de loin car, en corrigeant les deux yeux pour une même distance, on arrive à avoir une vision en 3D ainsi qu’une bonne acuité visuelle. Par contre, il sera nécessaire de porter des lunettes pour la vision de près. Quelques patients qui choisissent les implants monofocaux décident de réserver un œil pour la vision de loin et l’autre pour celle de près. Cette technique s’appelle « Monovision ». Le cerveau s’adapte et synthétise l’information des deux yeux afin de fournir la vision pour toutes les distances, incluse la mi-distance. En général, cette technique réduit le besoin de porter des lunettes pour la lecture. Les personnes qui utilisent l’ordinateur tous les jours peuvent trouver cette solution très utile.

Fonctionnement des implants monofocaux

Les implants intraoculaires monofocaux ont été pendant des décennies les plus utilisés. De nos jours il s’agît de la solution optique la plus simple pour la cataracte. Ils ont été conçus pour corriger la vision sur un point concret : loin, mi-distance ou de près. Quand les rayons de lumière entrent dans le système optique d’un implant monofocal, les sortants convergent en un seul point de focalisation dans la rétine. Si l’on réalise les calculs pour voir les objets de loin, l’implant permettra uniquement de focaliser ces objets. Par contre, si ce que l’on veut est de focaliser des objets de près, il faudra augmenter la potence de l’implant. La lumière ne peut pas être focalisée sur les deux distances au même moment avec un implant monofocal. La plupart des patients qui choisissent ce type d’implant cherchent avoir une bonne vision de loin et utiliser des lunettes de lecture afin d’obtenir une vision correcte pour de près.

Exemples d’implants monofocaux
Exemples d’implants monofocaux 

Avantages et inconvénients des implants monofocaux

Un inconvénient de l’utilisation d’implants sphériques est l’apparition de l’aberration sphérique. A cause de l’optique de l’implant, les rayons qui passent près de l’axe optique (rayons paraxiaux) focalisent plus loin que les rayons qui passent par sa périphérie. La qualité de l’image d’un œil touché par une aberration sphérique dépend de l’éclairage et de la taille de la pupille. Avec une lumière faible, la pupille s’agrandit et la qualité visuelle est moindre. Par contre, dans un même œil, quand il y a plus de lumière, la pupille se rétrécit et la vision s’améliore. Ceci peut se subir surtout pendant la nuit : les lumières des lampadaires ou des voitures se voient mal et parfois même l’image peut arriver à être trouble. En plus, il faut tenir en compte que plus grande sera la potence de l’implant, plus grand sera l’aberration sphérique totale et donc pire sera la qualité visuelle. Pour éviter cette limitation visuelle, on utilise des implants intraoculaires asphériques qui améliorent nettement les résultats visuels lors de conditions nocturnes.

monofocaux
Image de l’aberration sphérique qui se forme dans l’œil quand les rayons entrent parallèlement mais ne focalisent pas le même point. 
Aberrations dans un implant monofocal sphérique
Aberrations dans un implant monofocal sphérique

Comme expliqué auparavant, un autre inconvénient est qu’avec un implant monofocal on ne peut corriger que la réfraction à une distance concrète. Il est possible que cette option ne soit pas la meilleure solution pour les patients qui désirent ne plus jamais porter de lunettes. Ceux qui considèrent l’option de la monovision peuvent l’essayer en un premier temps moyennant des lentilles avant de la réalisation de la chirurgie afin de voir s’ils sont capables de s’adapter ou pas à ce type de vision.

Le pourcentage de patients qui s’y adaptent est élevé mais il existe un petit nombre qui n’y arrive pas. Si le désir est de corriger la vision de loin et de près en même temps sans avoir recours à la monovision, il existe d’autres options comme les implants intraoculaires accommodatifs ou les implants multifocaux.

Matériaux de fabrication des implants

Pour que les implants puissent être introduits dans l’œil, ils doivent être fabriqués avec du matériel biocompatible avec les structures du globe oculaire. Ces dernières années, divers matériaux ont été utilisés pour créer des implants mais actuellement ceux qui prédominent sont ceux de polyméthylméthacrylate (PMMA), silicone et matériaux acryliques doux. Le PMMA est un plastique rigide qui possède des propriétés similaires aux matériaux acryliques doux ou silicones, mais il existe une grande différence entre ces implants et les autres : le PMMA résulte en des implants durs, contrairement aux acryliques ou en silicone qui sont flexibles. Ceci est un grand avantage lors d’une chirurgie de la cataracte vu que de cette façon on peut introduire l’implant moyennant des micro-incisions, permettant de le déplier directement dans l’œil dans sa position idéale. Cette technique ne nécessite pas de sutures, suppose une récupération plus rapide et présente moins de complications. Grâce à la sécurité et efficacité de ce matériel doux, ces dernières années ce type d’implants est celui le plus utilisé lors des chirurgies de la cataracte. Il faut prendre en compte que ces matériaux s’utilisent aussi bien pour les implants monofocaux que pour les toriques, multifocaux ou accommodatifs.